Beaucoup de retraités français imaginent l’Espagne comme la France, en moins cher et avec plus de soleil.
C’est en partie vrai. Mais c’est incomplet.
Sur le terrain, on voit des retraités ravis de leur choix — et d’autres qui découvrent après coup qu’ils paient plus d’impôts qu’en France, ou qu’ils ont choisi une région qui ne correspondait pas à leur rythme de vie. La différence entre les deux, ce n’est jamais le climat. C’est la préparation.
Voici ce qu’on vérifie avec chaque client retraité, avant même de parler du bien.
Article validé par
Julien Duval
Directeur de l’agence immobilière Hola Immobilier · Spécialiste de l’achat immobilier en Espagne pour les Français
Pourquoi tant de retraités français choisissent l’Espagne
Le climat et le coût de la vie restent les deux raisons les plus citées, et elles sont réelles.
Les courses alimentaires restent 15 % à 25 % moins chères qu’en France en grande surface. Un menu du midi coûte 10 à 13 € dans les villes moyennes. Pour le logement, tout dépend de la région : un appartement 2 pièces se loue entre 600 et 900 € à Alicante, Valence ou Séville — largement en dessous des grandes métropoles françaises.
⚠ Ce qu’on précise systématiquement à nos clients : le pouvoir d’achat espagnol reste inférieur de 18 % à celui de la France. L’Espagne est moins chère, mais ce n’est pas un rabais uniforme sur tout — le calcul change selon votre pension et votre mode de vie.
Réponse sous 24h, sans engagement.
Quelles régions conviennent vraiment à un projet de retraite
Toutes les régions d’Espagne ne se valent pas pour une installation de retraité, et c’est rarement dit clairement.
- Costa Blanca (Alicante et alentours) : le choix le plus courant chez nos clients retraités — climat stable toute l’année, communauté francophone déjà installée, accès direct à la mer.
- Costa Cálida : Los Alcázares, San Javier, Mazarrón, Camposol — des zones à taille humaine, plus calmes que la Costa Blanca, appréciées pour un rythme de vie ralenti.
- Autour de Valence : La Eliana, Bétera, Rocafort, Godella — des villages résidentiels et verts, à 20-30 minutes de la ville, pour ceux qui veulent la nature sans s’isoler des services.
- Arrière-pays de Málaga : villages en hauteur, vues dégagées, climat doux, tout en restant proches des commodités.
Le critère qu’on regarde en premier avec un client retraité : la distance réelle à un hôpital et à un aéroport, pas seulement la vue depuis la terrasse. C’est ce qui compte le plus dans dix ans.
La fiscalité des retraités français en Espagne : le point qu’on ne vous dit jamais
C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse surprend presque toujours.
Tout dépend de votre résidence fiscale. Passé 183 jours par an en Espagne, vous devenez résident fiscal espagnol et vous êtes soumis à l’IRPF sur l’ensemble de vos revenus mondiaux, pension française comprise.
Deux cas très différents :
- Pension du secteur privé : elle devient imposable en Espagne si vous êtes résident fiscal espagnol.
- Pension de fonctionnaire : elle reste imposable en France, même en résidant en Espagne.
La convention fiscale franco-espagnole de 1995 évite la double imposition — mais elle ne vous dispense pas de déclarer dans les deux pays, et elle ne veut pas dire que vous payez le même montant qu’en France. Pour le détail des taux et des seuils, consultez notre article sur l’IRPF en Espagne pour les résidents.
⚠ Ce qu’on dit systématiquement à nos clients retraités : ne faites pas confiance à votre conseiller bancaire français pour ce sujet. Il ne connaît pas la fiscalité espagnole. Passez par un fiscaliste franco-espagnol avant de fixer votre date d’installation, pas après.
Couverture santé : ce qu’il faut vérifier avant de partir
C’est un sujet que beaucoup de retraités règlent trop tard, une fois installés.
En tant que retraité français percevant une pension française, vous avez droit dans la plupart des cas à une prise en charge de vos soins en Espagne via les organismes de sécurité sociale, sous réserve des démarches à effectuer avant le départ.
Ce qu’on recommande systématiquement : faites valider votre situation exacte auprès de votre caisse de retraite et de l’Assurance Maladie avant de fixer une date d’installation — les démarches et les délais varient selon votre régime, et se tromper ici coûte cher en soins non couverts.
Démarches administratives : ce qui bloque tout si vous l’oubliez
Sans le NIE (numéro d’identification pour étranger), vous ne pouvez ni signer un acte de vente, ni ouvrir un compte bancaire espagnol, ni vous raccorder à l’électricité. Comptez 4 à 6 semaines depuis la France, 1 à 3 semaines depuis l’Espagne — à condition d’avoir un rendez-vous, ce qui n’est jamais garanti.
Deux autres démarches sont systématiquement oubliées par les retraités :
- L’empadronamiento (inscription communale) : nécessaire pour accéder aux services de santé locaux. Gratuit, rapide, mais négligé par la plupart.
- La carte de résident européen : obligatoire au-delà de 3 mois sur place.
Chez Hola Immobilier, on anticipe ces démarches dès le début du projet, avant même de visiter un bien. Pour la procédure complète, consultez notre guide pour obtenir votre NIE en Espagne.
Ce qu’on fait chez Hola Immobilier pour sécuriser un projet de retraite
Un projet de retraite en Espagne, ce n’est pas juste trouver la bonne maison. C’est sécuriser tout ce qui l’entoure — la fiscalité, la santé, les démarches, le choix de la région.
Concrètement, avec chaque client retraité :
- On vérifie avec vous l’impact fiscal réel avant l’installation, pas après la surprise
- On oriente vers des zones adaptées à votre rythme de vie réel, pas juste au climat
- On anticipe les démarches administratives dès le premier rendez-vous
- On reste disponible après la signature — un projet de vie ne s’arrête pas à l’acte notarié
Du premier appel jusqu’à la signature finale, on sécurise l’intégralité de votre projet de retraite en Espagne.
FAQ — Acheter en Espagne pour la retraite
Un retraité français doit-il payer des impôts en Espagne ?
Cela dépend de la résidence fiscale. Au-delà de 183 jours par an en Espagne, vous devenez résident fiscal espagnol et êtes imposé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux, pension comprise — sauf pour les pensions de fonctionnaires, qui restent imposées en France.
Quelle région choisir pour la retraite en Espagne ?
Cela dépend de votre rythme de vie : Costa Blanca pour une communauté francophone déjà installée, Costa Cálida pour plus de calme, les environs de Valence ou de Málaga pour un cadre résidentiel proche des commodités.
Le coût de la vie est-il vraiment plus bas qu’en France ?
Oui en grande partie — courses alimentaires 15 à 25 % moins chères, loyers nettement plus bas hors grandes métropoles. Mais le pouvoir d’achat espagnol reste inférieur de 18 % à celui de la France, donc le calcul dépend de votre pension.
Un retraité français est-il couvert pour la santé en Espagne ?
Dans la plupart des cas oui, sous réserve de démarches à effectuer avant le départ auprès de sa caisse de retraite et de l’Assurance Maladie. À valider au cas par cas selon votre régime.
Quelles démarches administratives sont indispensables pour s’installer ?
Le NIE (indispensable pour tout achat), l’empadronamiento (inscription communale) et la carte de résident européen au-delà de 3 mois sur place.
Comment éviter la double imposition France-Espagne à la retraite ?
La convention fiscale franco-espagnole de 1995 évite de payer deux fois sur le même revenu, mais n’annule pas l’obligation de déclarer dans les deux pays.
Comment Hola Immobilier accompagne un projet de retraite en Espagne ?
En vérifiant l’impact fiscal réel avant l’installation, en orientant vers une région adaptée à votre rythme de vie, et en anticipant les démarches administratives dès le premier rendez-vous.
Un projet de retraite se prépare avant la signature, pas après. Parlons de votre situation réelle — fiscalité, santé, région.

